Image
Visitez l'abbaye de Bèze, en Côte d’Or, avec le Pass Patrimoine. © P. Brasart

Abbaye de Bèze

18 Rue de l'Encloître
21310 Bèze
France

Édifice religieux
Moyen Âge

Au creux d’un vallon de Côte-d'Or, l’abbaye Saint-Pierre de Bèze veille sur la source qui lui a donné son nom depuis le VIIe siècle. Vous longez les chapelles romanes restées au bord de l’eau, entrez dans l’aile monastique reconstruite au XVIIIe siècle, puis vous attardez dans la roseraie.

Les incontournables

La visite vous conduit à travers les principaux espaces conservés de l'ancienne abbaye. Vestiges romans, bâtiments conventuels du XVIIIe siècle et parc paysager permettent de retracer l’évolution du monastère au fil des siècles. Chaque étape révèle une facette différente de la vie des moines, de leur quête spirituelle à leurs activités intellectuelles, en passant par l’organisation quotidienne de la communauté.

La chapelle de la Vierge

La chapelle de la Vierge est le plus ancien vestige conservé de l’abbaye. Construite au début du XIIe siècle, elle forme la chapelle axiale du chevet de la grande église abbatiale aujourd’hui disparue. Prenez le temps d’observer son architecture romane, reconnaissable à ses arcs en plein cintre et à l’épaisseur de ses murs.

Aujourd’hui à moitié enterrée et souvent inondée par les eaux de la Bèze, elle témoigne des profondes transformations qu'a connues le site au fil des siècles. Mais surtout, elle vous permet d’imaginer les dimensions de l’ancienne abbatiale.

Infirmerie de l'abbaye de Bèze © Juliette Brasart

Infirmerie de l'abbaye de Bèze © Juliette Brasart

L’ancienne hôtellerie

La deuxième étape de votre visite vous emmène dans l’ancienne hôtellerie des moines, reconstruite dans un élégant style classique du XVIIIe siècle. Découvrez comment les visiteurs de marque y sont accueillis lors de leur séjour à l'abbaye.

Observez la symétrie de la façade, son avant-corps monumental et ses vastes ouvertures, caractéristiques de cette période. À l’intérieur subsistent plusieurs espaces qui illustrent l’organisation du palais monastique à la veille de la Révolution française.

Abbaye de Bèze © Abbaye de Bèze

Abbaye de Bèze © Abbaye de Bèze

L’ancienne bibliothèque des Mauristes

Cette vaste salle occupe le dernier étage de l’hôtellerie, sous les combles. À la fin de l’Ancien Régime, elle abrite plusieurs milliers d'ouvrages consacrés à la théologie, à l’histoire, au droit ou aux sciences. Si les collections sont dispersées à la Révolution française, le volume de la pièce rappelle encore l'importance accordée au savoir par les moines de la congrégation de Saint-Maur. Elle témoigne également du renouveau intellectuel que connaît l’abbaye au XVIIIe siècle.

Cellier des moines de l'abbaye de Bèze © Abbaye de Bèze

Cellier des moines de l'abbaye de Bèze © Abbaye de Bèze

Le parc de l’abbaye

Le parc offre aujourd’hui les plus belles perspectives sur les bâtiments conventuels conservés. En longeant la Bèze, il permet de mieux comprendre l'organisation de l'ancien domaine monastique et les liens étroits entre l’abbaye et la rivière.

Les arbres remarquables et les vastes pelouses composent un cadre paisible qui contraste avec les périodes mouvementées traversées par le monastère. Depuis quelques années, le site abrite aussi une roseraie de premier plan, avec plus de 270 variétés à découvrir.

Tour d'Oysel à l'abbaye de Bèze © Abbaye de Bèze

Tour d'Oysel à l'abbaye de Bèze © Abbaye de Bèze

Les tours d’Oysel et de Chaux

Après votre visite, observez les 2 tours d’angle subsistant de l’ancienne enceinte du monastère. La tour d’Oysel est visible au bord de la Bèze, tandis que la tour des Chaux, dite aussi tour aux Choues, se situe dans une propriété privée et ne peut être observée que depuis la rue. Ces vestiges soulignent la nécessaire transformation du monastère en site fortifié au cours de la guerre de Cent Ans.

Jardins de l'abbaye de Bèze © Abbaye de Bèze

Jardins de l'abbaye de Bèze © Abbaye de Bèze
  • Image
    Infirmerie de l'abbaye de Bèze © Juliette Brasart
    Infirmerie de l'abbaye de Bèze © Juliette Brasart
  • Image
    Visitez l'abbaye de Bèze, en Côte d’Or, avec le Pass Patrimoine. © P. Brasart
    Visitez l'abbaye de Bèze, en Côte d’Or, avec le Pass Patrimoine. © P. Brasart
  • Image
    Tour d'Oysel à l'abbaye de Bèze © Abbaye de Bèze
    Tour d'Oysel à l'abbaye de Bèze © Abbaye de Bèze
  • Image
    Abbaye de Bèze © Abbaye de Bèze
    Abbaye de Bèze © Abbaye de Bèze
  • Image
    Jardins de l'abbaye de Bèze © Abbaye de Bèze
    Jardins de l'abbaye de Bèze © Abbaye de Bèze

Avant votre visite

L’abbaye de Bèze, en Côte-d’Or, est ouverte :


Le 30 mai : de 14h à 18h

 

Les 31 mai, 6 et 7 juin : de 10h à 12h et de 14h à 18h

 

Du 1er juillet au 30 août

Du mercredi au dimanche : de 15h à 18h30

Les 14 juillet et 15 août : de 15h à 18h30

 

Le 19 septembre : de 14h30 à 18h30

 

Le 20 septembre : de 10h à 12h et de 14h30 à 18h30

L’Abbaye Saint-Pierre de Bèze à Bèze dans le département de la Côte-d’Or, en région Bourgogne-Franche-Comté, est accessible :
 

En voiture :

  • depuis Dijon (environ 30 km) : rejoindre Bèze par la direction de Fontaine-Française, puis gagner le centre-bourg et la place du Champ de Foire.
  • depuis Paris : suivre l’A5 puis l’A31 en direction de Dijon/Langres, rejoindre Bèze par le réseau routier départemental et continuer jusqu’au centre du village.
  • depuis Langres : suivre l’A31 en direction de Dijon, puis rejoindre Bèze et la place du Champ de Foire.
  • depuis Lyon : emprunter l’A6 vers Dijon, puis rejoindre Bèze par le réseau routier départemental en direction de Fontaine-Française.
  • depuis Bordeaux : suivre l’A89 puis l’A6 vers Dijon, puis rejoindre Bèze par le réseau routier départemental.
  • depuis Besançon : emprunter l’A36 puis l’A39 vers Dijon, puis continuer vers Bèze.

 

En train puis en bus :

  • depuis la gare de Dijon-Ville : rejoindre la ligne régionale Mobigo LR106 en direction de Belleneuve et Mirebeau-sur-Bèze/Bèze ; cette ligne relie Dijon, Mirebeau-sur-Bèze/Bèze et Gray.
  • depuis Gray : emprunter la ligne régionale Mobigo LR106 en direction de Mirebeau-sur-Bèze/Bèze.

 

À vélo :

  • depuis Dijon et les communes voisines de Côte-d’Or : rejoindre Bèze par le réseau routier départemental, puis gagner le centre-bourg et la place du Champ de Foire, à proximité des grilles de l’abbaye.

 

À pied :

  • depuis le parking de la place du Champ de Foire : rejoindre les grilles de l’abbaye, situées devant le parking, puis poursuivre jusqu’au 18 rue de l’Encloître.
Parking gratuit

Un deuxième parking est accessible devant les grottes de Bèze.

Recharge voiture électrique

Les animaux sont acceptés partout sauf lors de la visite du Bâtiment dit de l'Hôtellerie.

Visite libre
Plein
6 €
Enfant de moins de 18 ans
Gratuit

Toilettes
Wifi public

Saint-Pierre de Bèze : 11 siècles d'histoire au rythme des renaissances de l’abbaye

Fondée au VIIᵉ siècle près de la source de la Bèze, l’abbaye connaît une histoire mouvementée faite de destructions, de reconstructions et de périodes de prospérité. Centre religieux, intellectuel et économique majeur en Bourgogne médiévale, elle est profondément transformée au XVIIIe siècle avant d’être supprimée à la Révolution française. Les bâtiments conservés témoignent aujourd’hui de cette longue évolution.

Abbaye de Bèze © Thesupermat, CC BY SA 3.0

630 : fondation de l’abbaye

Vers 630, le duc burgonde Amalgaire fonde une abbaye sur des terres offertes à l’Église, près de la source de la Bèze. Son fils Waldalène, formé à l’abbaye de Luxeuil, en devient le premier abbé.

Le choix de ce site répond aux besoins des communautés monastiques du haut Moyen Âge, qui recherchent des lieux isolés, riches en eau et en ressources naturelles. D’abord soumise à la règle de saint Colomban, l’abbaye adopte la règle de saint Benoît au IXe siècle.

Abbaye de Bèze © Thesupermat, CC BY SA 3.0

660-937 : 7 destructions et autant de renaissances

Les 3 premiers siècles de l’abbaye sont marqués par une succession d’épreuves. Guerres civiles franques, raid sarrasin de 731, pillages normands puis invasions hongroises entraînent la destruction répétée du monastère. Entre 660 et 937, l’abbaye est reconstruite à 7 reprises. Malgré ces crises, la communauté monastique renaît chaque fois, assurant la continuité de la vie religieuse sur le site.

990-1119 : « l’âge d'or » de l’abbaye

L’abbé Guillaume de Volpiano, venu de Cluny relever les abbayes du diocèse de Langres, prend la direction du monastère. Grâce au soutien des puissants abbés de Cluny et à l’arrivée d'artistes venus d'Italie, l’abbaye retrouve son prestige originel.

Un siècle plus tard, l’abbé Étienne (1088-vers 1124) poursuit cet essor en développant le patrimoine de l’abbaye et en faisant reconstruire une vaste église romane. Le pape Pascal II en consacre le grand autel en 1107, avant la consécration de l’église par l’évêque de Langres en 1119. La chapelle de la Vierge, que vous apercevez durant votre visite, date de cette reconstruction romane.

1423 : une abbaye qui se fortifie

En pleine guerre de Cent Ans, l’abbé Simon de Torcenay fait entourer l’abbaye d'une puissante enceinte fortifiée. Sous sa direction, l’abbaye se hérisse de courtines et de tours, protégée par des fossés que la Bèze remplit d’elle-même et par un pont qui se relève à la nuit. Les villageois y trouvent refuge en cas d’attaque. Les tours d’Oysel et des Choues, encore visibles aujourd’hui, sont les derniers témoins de cet important programme militaire entrepris au XVe siècle.

1662-fin du XVIIIe siècle : la renaissance des Mauristes

Après les guerres de Religion et la guerre de Trente Ans, l’arrivée des moines de la congrégation de Saint-Maur marque un profond renouveau.

Dès 1662, ils restaurent la discipline bénédictine et relancent la vie intellectuelle de l’abbaye.

Au XVIIIe siècle, ils reconstruisent presque entièrement les bâtiments conventuels dans un style classique. L’hôtellerie, la bibliothèque, l’infirmerie et le palais monastique témoignent encore aujourd’hui de cette ambitieuse campagne de reconstruction. Largement engagée, cette dernière est interrompue par la Révolution française.

1789 : la Révolution et la fin de la vie monastique

La Révolution française marque une rupture brutale dans l’histoire de l’abbaye. En 1789, les biens du clergé sont nationalisés ; les ordres monastiques sont supprimés et les 3 derniers moines quittent l’abbaye en 1791. L’abbaye est vendue comme bien national et une grande partie des bâtiments est démantelée ou transformée. Les pierres sont réemployées, les espaces réorganisés, et le site perd sa fonction religieuse. Cette période entraîne la disparition d'une grande partie du patrimoine médiéval et marque la fin de plus de11 siècles de présence monastique.

XIXe-XXIe siècles : la famille Brasart, protectrice et valorisatrice du site

Passée entre plusieurs mains après la vente révolutionnaire, l’abbaye appartient depuis la seconde moitié du XIXe siècle aux ancêtres de la famille Brasart, qui en est toujours propriétaire.

Soucieuse de préserver ce patrimoine exceptionnel, cette famille entretient les bâtiments encore debout et évite leur disparition. Au fil du temps, elle s’engage également dans la valorisation de l’abbaye en l’ouvrant progressivement au public et en soutenant des actions de restauration. Grâce à cet engagement, le site est aujourd’hui reconnu et protégé, notamment par l’inscription de ses vestiges et de ses bâtiments conventuels au titre des monuments historiques en 2010.

Vos contacts

Site internet : Abbaye de Bèze

+ 33 (0)6 17 64 24 41

abbayedebeze@gmail.com